Notre dialogue interne : chuuut… silence…

[...] Je m'efforce toujours, en marchant, de suspendre ce ratata intéressant que nous balbutie le gramophone radoteur de nos cerveaux et qui nous fait dire que nous pensons. Une désignation bien fière pour ce ramassis de fragments, de réminiscences, de boutons à coudre, de ressentiments mille fois ressassés, de factures impayées, de ce qu'a dit Machin et de ce qu'à répondu Truc, d'associations simplistes; il n'est rien de plus à notre esprit, ce fatras, qu'à l'océan la frange de déchets - bouteilles de plastique, boîtes de conserve, capsules et caoutchoucs - recrachés le long des plages. Chaque fois qu'est branchée…

0 commentaire