Hypnose

L’hypnose et la gestion de la douleur

Aïe ? Je transe !!!

Vos douleurs vous empoisonnent la vie ? La petite histoire (vraie) que je vais vous raconter apporte une fois de plus la preuve que l’hypnose permet de mieux gérer la douleur, d’en réduire l’intensité et, en conséquence, de faire disparaître les émotions négatives qui souvent l’accompagnent.

Chloé n’est pas exactement ce que l’on appelle une femme au foyer : mère, certes, mais aussi musicienne, sportive, et directrice. Après une année de confinement, elle se sent emplie de colère et de frustration, en partie dus à des « non-dits ».

Elle a somatisé, ce qui a notamment entraîné des inflammations accompagnées de douleurs allant jusqu’à 7 dans les hanches, jambes, omoplates et plexus nécessitant une prise constante de médicaments dont un opioïde.

Son rêve pendant cette période : « La liberté ! Respirer pleinement, des sommets enneigés, de l’air frais et libre en hiver sur des couches blanches immaculées. »

Après un moment de psychoéducation symbolique (les omoplates représentant les ailes, le plexus les émotions, etc.), je lui propose une hypnose dans laquelle j’utiliserai tous les symboles porteurs qu’elle m’a rapportés.

Je lui raconte alors une histoire – son histoire. Elle se passe à la montagne, sur laquelle ses ailes peuvent naître et se déployer, une neige sur laquelle elle peut mettre ses empreintes (elle me dira par la suite qu’elle a préféré glisser), une montagne du sommet duquel elle peut prendre son envol, survolant tout, de très haut en toute liberté…

Une demi-heure plus tard – le temps de lui raconter son histoire -,  Chloé me dit ne plus sentir de douleur. Elle est très fatiguée, mais se sent mieux. Puis, en fin de journée, elle me confirme : « Aucune douleur ! » Et… une semaine plus tard, elle m’écrit : « Pour les douleurs,  juste incroyable les effets ; je n’en ai plus eu et j’ai même réussi à me remettre en tailleur, position que je ne pouvais plus prendre depuis bien longtemps. Merci du fond du cœur ! »

Un miracle ? Mais non…

Comme nous le confirment en effet les neurosciences (cette connaissance était déjà présente auparavant mais empirique), la perception d’une douleur – qu’elle soit aigüe ou chronique – dépend :

  • Pour un tiers de la perception que l’on en a (biologie)
  • Pour un tiers de la remémoration que l’on s’en fait (carte mentale)
  • Pour un tiers de l’appréhension que l’on en a (carte mentale)

Que ce soit comme victime de douleurs et/ou comme accompagnant, nous pouvons intervenir sur les deux derniers paramètres : les cartes neuronales subjectives impliquées dans la sensation de cette douleur.

Par ailleurs, sachant que la personne qui souffre se trouve déjà dans un état de transe négative, nous avons ainsi un levier de changement supplémentaire pour la rendre positive !

Nous avons donc une grande latitude pour « œuvrer » sur la perception d’une douleur !

Lors des formations que j’ai suivies à l’époque, il nous était recommandé d’utiliser comme suggestions des souvenirs d’analgésie (naturelle ou chimique), de proposer des métaphores telles que le gant analgésiant, le seau à glace, etc. ou encore de déplacer la douleur. Dans ma pratique, j’ai toutefois constaté qu’il valait mieux travailler avec le symptôme, mais pas sur celui-ci. Ce que j’ai fait avec Chloé, en travaillant uniquement au niveau symbolique et avec les symboles porteurs d’évolution qu’elle  m’avait apportés.

Le rôle des métaphores en hypnose

Pour gérer efficacement la douleur par l’hypnose, le/la thérapeute va utiliser des métaphores permettant à la personne qui souffre de modifier le rapport qu’elle a à sa douleur. Et cela fonctionne aussi bien et de la même façon que pour d’autres thématiques plus psychiques.

Attention toutefois de ne pas travailler sur n’importe quelle douleur et dans le seul but de la faire baisser ou disparaître puisque celle-ci a une fonction : nous indiquer l’existence d’un déséquilibre ou d’un problème physiologique. Dans le cas de Chloé, il était évident pour moi qu’il s’agissait en majeure partie d’une somatisation (informations recueilles durant la cueillette), et donc qu’il était possible de la rééquilibrer ! CQFD

Hypnose : Inductions rapides et instantanées ou inductions longues ?

Deux stupéfactions de ma part dernièrement et suite à des échanges entre collègues hypno sur les réseaux.

La première : J’ai réalisé que les inductions rapides/instantanées ne font pas partie de la plupart des formations en hypnose – et donc des accompagnements que feront par la suite les hypno-thérapeutes -, et semblent incompréhensibles et impossibles pour certain.e.s (qu’il s’agisse de formateurs, accompagnants, étudiants, etc.)

Peut-être parce qu’elles sont principalement utilisées en hypnose de spectacle et en Street hypnose alors qu’elles ont pourtant déjà fait leurs preuves dans les cas d’urgence, en soins médicaux, en pédiatrie, etc. et en accompagnement : Elles méritent donc d’être totalement intégrées dans les formations et/ou dans les spécialisations en hypnose.

Les inductions rapides chez Sigmasolutions

Pour ma part, j’ai été formée aux inductions rapides par une Streeteuse et par un collègue, j’enseigne donc cette façon de faire tant dans A l’essentiel que dans la Thérapie par la ChoZif’ ou dans la formation tout public Autohypnose et gestion mentale, et cela fonctionne ! Non seulement pour les participants mais ensuite dans leurs accompagnements et/ou leurs autohypnoses, et cette façon de faire peut de plus être non seulement très douce tout en étant très rapide mais également responsabilisante, et surtout très efficace !

Exemple :

Une participante ALE 2020 – après la formation en autohypnose et lorsqu’elle subit de lourds travaux dentaires – est capable de se dissocier et de s’anesthésier toute seule durant tout le travail dentaire : Elle n’a plus peur et étonne grandement son dentiste car elle n’a plus besoin d’anesthésie…

Ma seconde stupéfaction concerne plutôt les comportements sur les réseaux dits sociaux :

Un début de conversation intègre, respectueux et curieux s’installe entre deux confrères à propos de ces inductions instantanées. Jusque là tout va très bien ! Sauf qu’en une journée et après plus de 200 posts, la conversation a dégénéré en jugements, partis pris, incompréhensions et tout le monde y va de son avis et a une opinion… et qu’ainsi au bout du compte, la conversation n’a que peu avancé, a stressé les principaux intéressés, et que le fond de la première question n’a pas été mis en avant :

«  Comment t’y prends-tu pour hypnotiser tout le monde instantanément ? »

Ni la réaction de l’intéressé :

« Si les inductions instantanées fonctionnent tellement bien, pourquoi ne les fait-on pas connaître plus dans les milieux médicaux où elles pourraient être tellement utiles ?! »

Question à laquelle malheureusement personne n’a eu de réponse…

L\’hypnose, un pacte signé à deux

En conclusion et pour moi, l’hypnose est toujours un pas de deux : Accompagnant/accompagné – Soi et les autres parties de soi – Un prêtre (rabbin, guru, pasteur, etc.) et ses fidèles – Un politique et ses partisans – Un vendeur et un acheteur – Une TV et un spectateur – Un artiste et ses auditeurs…

Alors… que choisissez-vous ? Être influencé (en conscience) en étant hypnotisé et en vous auto-hypnotisant pour votre propre bien-être et votre évolution, que ce soit par des inductions lentes, rapides ou instantanées ? Ou préférez-vous être manipulé (inconsciemment) – et quelle que soit l’induction utilisée – par un autre pour atteindre son but à lui ?

Là est la vraie question me semble-t-il, et là est ce que nous devrions tous apprendre à être et ce que nous devrions apprendre aux enfants car de nos jours avec le neuro-marketing, la neuro-publicité, etc., nous avons vraiment à apprendre et comprendre comment tout cela fonctionne !

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