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Le corps et ses symboles

Le corps est un univers symbolique en soi, certains auteurs disent même que le corps est l’inconscient : « Le corps a un langage par lequel il exprime sa jouissance et ses souffrances, mais il est aussi lui-même un langage en soi, un “livre de chair”. Apprendre à lire le corps, c’est être attentif à son dessin, savoir décrypter les formes du labyrinthe anatomique, c’est aussi entendre ce que nous disent les grands mythes de l’humanité sur la nature et la fonction subtile de chacun des organes.9 »

 

Le symbole peut se trouver au niveau du nom de l’organe, clavicule signifiant clé par exemple ; mais il peut aussi s’agir de la fonction corporelle : Les bras et mains servent à agir, les jambes et pieds à avancer, etc. Il peut donc être intéressant de faire des liens entre un symptôme et son équivalent symbolique, comme le font les expressions populaires : « J’ai la gorge nouée ; j’ai enfin ouvert les yeux ; c’est à couper le souffle ; il se fait de la bile ; je me sens aussi légère qu’une plume ; j’ai la peur au ventre, les nerfs en pelote, etc. », et entendre ainsi ce qu’exprime le corps à travers la parole.

 

Qu’ils possèdent une signification positive ou négative, nous avons vu que leur présence est essentielle, qu’ils permettent d’exprimer ce qui n’est pas conscient, et enfin que leur capacité à se transformer nous permet d’évoluer simultanément à la transformation symbolique. Quand on est en présence de symboles et de métaphores ressentis comme négatifs tels que « j’en ai plein le dos » ou

« je suis comme dans un puits sans fond », cela indique que quelque chose est resté en suspens au niveau inconscient à propos d’un conflit, d’un objectif, d’un symptôme, d’un trauma, d’une addiction, d’une relation, etc. et il est donc important de travailler avec cela en autohypnose.

 

D’autant plus qu’un symbole n’est pas un élément isolé mais fait partie d’une structure dans laquelle se meuvent nombre de symboles auxquels il est relié d’une façon ou d’une autre. Différentes structures symboliques se côtoient, faisant elles-mêmes partie de plus grands ensembles : nos paysages métaphoriques. Il est d’ailleurs intéressant de relever la similitude de structure des processus symboliques et neuronaux.

 

Le terme « métaphore » nous vient du grec (metaphorá) et signifie « transport ». Le sens d’un terme est ainsi littéralement transporté, comme par exemple : « Mes pieds sont devenus aussi lourds que du plomb » ; il s’agit donc d’une figure de style analogique ou de substitution, dont la structure est généralement similaire (isomorphique) à celle du symptôme, de la problématique, de la solution, de la maladie, de l’objectif, etc. Il s’agit d’un outil de communication puissant puisque, lui aussi, il court- circuite les résistances rationnelles en utilisant le langage de l’inconscient. Nos métaphores intérieures sont donc à écouter pour leur permettre d’évoluer, particulièrement lorsque nous sommes en état de transe. Michel Kérouac, dans son ouvrage Métaphores, dit très joliment que « La métaphore est à l’inconscient de l’individu ainsi qu’à ses croyances ce que le conte est à l’inconscient collectif et ses mythes. »

 

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