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Boucle de rétroaction corps-esprit

Extrait de « Comment transformer votre vie avec les thérapies courtes », pp. 29-31 :

 

Notre perception est notre réalité

« Quand on y pense, c’est tout de même étonnant. Même lorsque nous restons immobiles, sans avoir la possibilité d’explorer l’espace alentour, notre cerveau construit une image précise et détaillée de notre environnement et de ce qui s’y produit. Un exploit accompli chaque seconde grâce à l’extraordinaire sensibilité de nos organes, qui absorbent littéralement toutes les informations qui nous sont transmises par le monde extérieur. »1

 

C’est en effet grâce à nos organes sensoriels, nos cinq sens (visuel, auditif, kinesthésique, gustatif et olfactif) que nous appréhendons le monde qui nous entoure. Les informations que ceux-ci nous transmettent sont instantanément acheminées vers notre cerveau. Celui-ci va les actualiser à chaque instant, en cartographiant l’état de notre corps mais aussi ce qui est extérieur au corps : l’environnement, les autres, etc.

 

Les émotions liées à ces informations entraînent alors un mouvement qui va modifier le corps – en le faisant déglutir, pleurer, rire, trembler, transpirer, etc. Les émotions dites universelles telles que la peur, la colère, la tristesse, la joie, le dégoût et la surprise sont innées et entraînent des modifications corporelles automatiques dans le coeur, les poumons, les glandes, etc.

 

Notre cerveau va transformer ces perceptions et sensations en de nouvelles représentations mentales en les associant à celles qu’il a déjà créées et stockées dans son immense bibliothèque de représentations construites. Nous utilisons ce processus qu’il s’agisse de mémoriser quelque chose, d’évoquer un souvenir ou d’imaginer quelque chose.

 

Ces représentations mentales – qui possèdent toutes des caractéristiques comme nous le verrons plus tard – déterminent ce que nous croyons être la réalité, mais qui n’est en fait que notre interprétation de la réalité : une expérience subjective.

Pourtant, cette dernière – parce que nous la croyons réelle – a un impact direct sur nos sensations, émotions, sentiments, valeurs, croyances ainsi qu’au niveau corporel.

 

En effet, le corps va incarner ces expériences subjectives ; et si celles-ci sont négatives, il va les traduire par des symptômes ou même des maladies.

 

Mais le corps peut lui aussi influencer le cerveau. Ainsi, la psychologue Amy Cuddy2 explique comment le langage du corps, par le choix de sa posture, influe par exemple sur notre production de testostérone et de cortisol.

Et aussi : « Un look plus heureux, même induit de façon artificielle, produit une expérience plus heureuse. Bien que nous sachions que changer l’esprit change le corps, il semble également que l’inverse soit vrai. Changer le corps change l’esprit. »3

La boucle est donc bouclée : les informations sont parvenues à notre cerveau par notre corps et retournent à notre corps, cela dans le but d’une recherche permanente d’équilibre ou, autrement dit, d’homéostasie.

 

Nous ne sommes pas toujours conscients de nos perceptions et sensations, encore moins de nos représentations mentales et de leurs caractéristiques, pas toujours des émotions qui les accompagnent ni même parfois des signaux qu’elles font apparaître dans notre corps…

 

L’étymologie du mot « émotion » est « mouvement ». On parle donc d’un ressenti – tel que colère, surprise, tristesse, peur, joie, dégoût et surprise (qui sont les émotions de base) – qui aurait une durée de vie d’une dizaine de secondes parce qu’il n’est pas autre chose qu’un signal. Si ce signal s’installe, alors c’est que pour une raison ou une autre, le fait de conserver cette émotion signifie que nous lui attribuons une intention positive pour nous. Par exemple : « Si je reste en colère contre elle, ça lui montre bien que son comportement ne me convient pas. »

 

Et parce que tout cela fonctionne surtout au niveau inconscient, c’est sous la forme de symboles et de métaphores.

 

En conscientisant ces symboles et ces métaphores, puis en modifiant leurs caractéristiques, nous en redevenons maîtres et pouvons les faire évoluer, et donc faire évoluer notre « réalité ».

 

Il est important d’avoir compris comment fonctionne la boucle corps-esprit afin d’être à même de comprendre dans quel « environnement » l’état de transe existe.

 

Pour celles et ceux d’entre vous qui désirez aller plus loin, l’article suivant de Luigi Onnis est très intéressant et disponible auprès de www.cairn.info sous le nom « Lorsque la psyché est le reflet du corps. Une nouvelle alliance entre les neurosciences et la psychothérapie »

 

 

 

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