L’hypnose : une porte pour guérir, une porte pour éloigner la souffrance

Extraits de deux petits livres qui sont des bijoux et qui nous en apprennent beaucoup sur la façon dont fonctionne l’hypnose :

“Je dois à François Roustang la découverte de l’hypnose. Il m’a révélé 1° qu’elle n’est pas ce qu’on croit (un moyen de manipulation), ni ce que son nom suggère (une sorte de sommeil), 2° qu’elle englobe des phénomènes qui sont fondamentaux et universels, mais que les idées qui dominent la culture européenne depuis la seconde moitié du XIXe siècle ont rendus étranges et inquiétants, parce qu’intellectuellement inassimilables*. […] “Il y a plus de choses au ciel et sur terre que ne l’imagine notre philosophie”, disait Hamlet.* L’étude de l’hypnose m’a convaincu qu’il se produit plus de choses dans le corps que n’en peut concevoir notre esprit […]”

[…] L’aptitude à laisser agir le corps varie beaucoup. Certains en sont incapables alors qu’ils en auraient le plus grand besoin, losqu’en eux des forces se combattent et se paralysent. Ils souffrent, l’angoisse les étreint, mais la peur les empêche de se laisser aller et de confier au corps le soin d’accorder ces forces, aux prix des remaniements nécessaires. Le remède qui leur manque est toujours le même : retrouver le contact avec les pouvoirs du corps. Le meilleur moyen de les aider est de les accompagner dans cette descente qui les effraie. La présence d’un compagnon exercé dans cet art de l’ouverture vers le bas et qui l’accomplit à leur côté, les rassure et leur donne la confiance nécessaire. Après quelque temps et parfois très vite, le changement s’amorce et mène à la transformation salutaire. […]

Jean François Billeter, Un paradigme, éd. Allia, Paris, 2012

[…] Le processus de l’hypnose donne un accès possible à plusieurs portes vers la guérison. Elles sont un prétexte pour aborder les différents aspects de l’hypnose, seule thérapie qui permette de jouer avec toutes ces dimensions : le temps, l’espace, le virtuel, le corps et ses symptômes. […]

[…] Nous choisissons par l’hypnose de porter attention au corps. Il s’agit d’une nouvelle écoute que nous suggérons à nos patients, inhabituelle, j’en conviens, mais qui facilite étonnamment la défocalisation pour accéder à une nouvelle focalisation, cette fois porteuse d’ouverture. Nous l’appellerons la “porte du corps”.

La porte évoque métaphoriquement à la fois une entrée et une sortie, l’entre-deux de la fermeture à l’ouverture, voire l’obstacle, lorsqu’elle est fermée. Elle symbolise à sa façon et dans sa polysémie l’un des possibles chemins de l’hypnose. Car celle-ci intervient et joue son rôle justement lorsque l’on imagine que les portes sont fermées, des chemins sans issue, allant parfois même jusqu’à un sentiment d’emmurement dans ce “no future” trop souvent vécu par les traumatisés et les dépressifs. Une sorte de prison dont on ne voit que les barreaux, et dont la porte, quand elle est mentalement présente, est lourde et fermée. Pourtant, en regardant au-delà des barreaux, il y a une lumière, un ciel… et même s’il est nuageux, derrière les nuages, il est bleu !

Dr Jean-Marc Benhaiem avec François Roustang, L’hypnose ou Les portes de la guérison, éd. Odile Jacob, Paris, 2012

En souhaitant que cela vous inspire et vous donne confiance afin que vous vous offriez ce magnifique cadeau qu’est l’hypnose : Une simple porte – tout à fait confortable et sécurisée –  qui vous ouvre à de nouveaux chemins de perception…

portes perception

 

Une vraie leçon de vie !

(en anglais puis en français)

 Autobiography in five chapters (Portia Nelson)

 1. I walk down the street – There is a deep hole in the pavement – I fall in – I am lost… I am helpless – It is not my fault – It takes forever to find a way out.

 2. I walk down the same street – There is a deep hole in the pavement – I pretend I do not see it – I fall in again – I cannot believe I am in the same place – But it is not my fault – It still takes a long time to get out.

 3. I walk down the same street – There is a deep hole in the pavement – I see it is there – I still fall in… it is a habit – My eyes are open – I know where I am – It is my fault – I get out immediately.

 4. I walk down the same street – There is a deep hole in the pavement – I walk around it.

 5. I walk down another street.

* * *

 Autobiographie en cinq courts chapitres

 1. Je marche dans la rue – Il y a un grand trou dans le trottoir – Je tombe dedans – Je suis perdu… je me sens démuni – Ce n’est pas de ma faute – Ca me prend beaucoup de temps pour en sortir.

2. Je marche dans la même rue – Il y a un grand trou dans le trottoir – Je fais comme si je ne le voyais pas – Je tombe à nouveau dedans – Je ne peux pas croire que je me retrouve au même endroit – Ce n’est pourtant pas de ma faute – Ca me prend à nouveau du temps pour en sortir.

 3. Je marche dans la même rue – Il y a un grand trou dans le trottoir – Je le vois – Je tombe quand même dedans… c’est devenu une habitude – Mes yeux s’ouvrent – Je vois où je me trouve – C’est ma faute – Je sors aussitôt du trou.

 4. Je marche dans la même rue – Il y a un grand trou dans le trottoir – Cette fois, je le contourne.

5. Je choisis une autre rue.

* * *

Notre dialogue interne : chuuut… silence…

[…] Je m’efforce toujours, en marchant, de suspendre ce ratata intéressant que nous balbutie le gramophone radoteur de nos cerveaux et qui nous fait dire que nous pensons.

Une désignation bien fière pour ce ramassis de fragments, de réminiscences, de boutons à coudre, de ressentiments mille fois ressassés, de factures impayées, de ce qu’a dit Machin et de ce qu’à répondu Truc, d’associations simplistes; il n’est rien de plus à notre esprit, ce fatras, qu’à l’océan la frange de déchets – bouteilles de plastique, boîtes de conserve, capsules et caoutchoucs – recrachés le long des plages.

Chaque fois qu’est branchée en moi cette radiophonie intarissable, je ne remarque rien de ce qui m’entoure, je rentre chiffonnée, vide – comme si je n’avais cessé, les yeux bandés, de piétiner. Mais chaque fois, au contraire, que je suis vigilante et stoppe cette jacasserie (j’y suis parvenue de plus en plus souvent, ces temps derniers, et ma joie en a été profonde), l’air et le vent me traversent comme paysage; je deviens vaste et tout a en moi son écho : le craquement des arbres qui se répondent par intervalles, les cris d’oiseaux qui rayent le ciel, le bruit de grain moulu que font sous mes pas les brindilles sèches. Alors, seulement, je me sais vivante. […]

Christiane Singer, Histoire d’âme, Albin Michel, 1988

Quelle sont les raisons d’être des troubles, souffrances et maladies ?

« […] J’ai remarqué que bien souvent le ‘mal’ – troubles, souffrance ou maladie – sert à avertir d’un changement nécessaire : agir pour changer. Si vous comprenez les problèmes comme cela, alors vous aurez pour votre vie de merveilleux indices de changement, d’amélioration, et même de développement personnel. Si cela va mal, alors c’est qu’il y a quelque chose à faire évoluer. Et si vous cherchez honnêtement, alors vous trouverez, et vous pourrez résoudre ce ‘quelque chose à changer’. »

Extrait de Olivier Lockert, Hypnose, évolution humaine, qualité de vie, santé, 2001-2012, éd. IFHE, Paris

Le pouvoir de l’esprit sur la matière

Voilà un concept auquel Sigmasolutions est heureuse d’appartenir :

http://www.revolition.org

Il est basé sur ce que l’on appelle le “mysticisme quantique”, une croyance comme une autre bien sûr, mais… comme elle ne peut faire que du bien… pourquoi ne pas l’adopter ?

Si c’est le cas, engagez-vous et faites-le connaître autour de vous 🙂

Le cerveau peut se soigner tout seul

Article et émission très intéressants sur France Culture (relayé par Slate.fr) quant à la plasticité de notre cerveau et sa capacité à se modifier – très, très rapidement !

Il y est question de ce que peut apporter l’IRM, et j’aimerais ajouter que c’est aussi ainsi que l’hypnose, la PNL et d’autres outils psychothérapeutiques fonctionnent : des phobies peuvent très rapidement disparaître tout comme des croyances limitantes 🙂

Merci à mon amie Françoise T., sans elle, je n’aurais pas vu cet excellent lien.