Paul-Emile Victor

« Vivre c’est se réveiller la nuit dans l’impatience du jour à venir, c’est s’émerveiller de ce que le miracle quotidien se reproduise pour nous une fois encore, c’est avoir des insomnies de joie ».

Soufflée et scotchée !

Un texte écrit par un monsieur que je ne connais pas, et qui a créé une entreprise que je ne connais pas.
Il raconte une plantée publique (lors d’un TEDx) avec tant d’humilité et de capacité à rebondir que c’en est très touchant et intéressant !

Résilience ?!

C’est la capacité à surmonter un événement négatif, terrible, monstrueux…

Et à – MALGRE ET AVEC cet événement VIDE DE SENS, et qui est donc un NON-SENS – avoir envie de vivre !

C’est la faculté à ACCEPTER et INTEGRER ce NON-SENS dans sa vie, et d’avoir MALGRE et AVEC cela, l’envie de VIVRE !

Il s’agit donc de la capacité à PARDONNER et à se PROJETER.

La résilience est la capacité à mettre l’AMOUR et la VIE au-dessus du reste, aussi terribles et VIDES DE SENS qu’ils l’aient été.

Tous mes respects, ma gratitude et mon affection à Mrs Herz-Sommer qui décrit si bien ce qu’est la résilience :

http://www.collective-evolution.com/2014/02/21/110-year-old-holocaust-survior-shares-something-we-should-all-hear/

C’est beau et surprenant et si simple !

Ca me touche beaucoup car – finalement -il faut si peu de moyens pour avoir de si grands partages : Il suffit de l’affection et de l’envie à faire plaisir… et juste de VIVRE et PARTAGER sans attendre autre chose que la JOIE que cela procure !

Magnifique, non ?

1 pensée négative = 8 pensées positives !

23 avril 2013

Eh oui, malheureusement : Tout ce qui est négatif (pensée, échange, émotion, expérience, etc.) s’inscrit en nous très – trop – facilement ! (tant que nous n’avons pas appris à nous détacher, à nous dissocier immédiatement de ces sentiments négatifs bien sûr car c’est possible !).

Si facilement que diverses études indiquent qu’un seul sentiment négatif vécu aujourd’hui demande huit sentiments positifs dans la même journée pour être contrebalancé !!! C’est dire, non ?!

Alors, qu’avez-vous fait, vécu, expérimenté, ressenti, pensé, échangé de positif aujourd’hui?

Bonne habitude que d’apprendre à en faire une liste chaque soir, n’est-ce pas ?

Et tandis que vous apprenez à être ainsi plus attentif au positif quotidien, devenez maître dans le contrôle du négatif (tel qu’une colère ou une tristesse à propos de vous-même, de quelqu’un ou de quelque chose) :
Sachez donc qu’au niveau du système nerveux et de la physiologie, une émotion ne dure qu’une minute ! Si elle dure, c’est la faute à votre mental ou à votre ego qui a décidé de lui donner ce pouvoir !

Soyez donc plus fort que votre mental et votre ego : Respirez, lâchez prise et passez à autre chose, quelque chose de positif !positif

17 septembre 2013
Un lien très intéressant (même si pas tout récent) que me fait connaître un pair, Edwige Geerinck (Intelligence émotionnelle) : http://www.psychomedia.qc.ca/sante-cardiovasculaire/2012-04-19/effet-protecteur-du-bien-etre-et-des-emotions-positives

Extrait de « Traité de psychologie positive », Ch. Martin-Krumm & C. Tarquinio, 2011

3 composantes du bonheur

Les émotions positives (une vie plaisante), l’engagement (une vie engagée) et le sens de l’existence (une vie pleine de sens).(…)

Une vie plaisante
Cela consiste à ressentir un maximum d’émotions positives à l’égard du passé, du futur et du présent, ce qui implique de savoir les cultiver. Les émotions positives orientées vers le passé concernent le sentiment de bien-être, de contentement, de satisfaction et de sérénité. Il est possible d’accroître les souvenirs positifs en s’exerçant au pardon et à l’expression de la gratitude. Les émotions positives tournées vers le futur concerne quant à elle est l’espoir, l’optimisme, la foi en l’avenir et la confiance. Les émotions positives éprouvées ici et maintenant sont divisibles en deux grandes catégories : les émotions en lien avec de petits moments de bonheur fugace (induits par les sens) et les émotions tributaires de gratifications (procurées par des activités que l’on aime réalisées, telles que la lecture, une conversation intéressante, la danse, etc.). Pour reprendre sa vie un peu plus plaisante, il importe notamment de s’exercer à savourer de menus expériences quotidiennes, le plus souvent à effectuer à la hâte, comme par exemple, la prise des repas.
(…)

Une vie engagée
Cette dimension du bonheur est en lien avec la poursuite de l’engagement, de l’application et de l’absorption dans le travail, dans les relations interpersonnelles saines et les loisirs. Elle suppose d’atteindre un état de bien-être en investissant son énergie dans des activités extrêmement prenantes et valorisantes (absorption totale dans le travail par exemple, dans les relations intimes ou des loisirs). (…)
Toute activité qui concerne l’utilisation des forces de signature d’une personne peut être engageante. Par exemple, quelqu’un qui fait preuve de créativité sera encouragée à prendre des cours de poterie, de photographie ou de peinture, etc. ; quelqu’un qui fait preuve d’une grande curiosité intellectuelle et ouverture d’esprit pourra quant à lui être encouragé à dresser une liste des choses qu’il aimerait connaître et d’identifier les moyens de les découvrir et ainsi de suite. Comparées au plaisir des sens qui s’estompe rapidement, ses activités durent plus longtemps, appliquent des processus cognitifs et ne produisent pas une accoutumance rapide. L’engagement (inhérent ou non aux expériences optimales) présente un intérêt indéniable dans la mesure ou il s’agit d’un puissant antidote à l’ennui, à l’inquiétude est à la dépression. (…)
S’adonner à une activité qui nous engage pleinement (comme lire un bon livre, effectuer une tâche stimulante dans son travail, etc.) élimine l’ennui et la rumination car, afin de résoudre de façon efficace une tâche stimulante, les ressources attentionnelles sont activées et orientées vers cette tâche. De surcroît, le sentiment d’accomplissement à l’issu de la réalisation de l’activité engageante laisse de côté la rumination.

Une vie pleine de sens
Elle implique de servir une cause plus grande que soi, ce qui confère un sens des responsabilités et promeut l’adoption de valeurs éthiques (rendant par ex. Plus altruiste et tolérant). (…)
Différents moyens permettent d’y parvenir : le fait d’entretenir des relations interpersonnelles saines, de prendre à coeur son travail, de s’adonner à une passion dévorante ou d’embrasser sa vocation, d’avoir des convictions religieuses, ou encore, d’intégrer une communauté, qu’elle soit associative ou non, l’innovation artistique, intellectuelle ou scientifique, la contemplation philosophique ou religieuse. Ce genre d’activité engendre une grande satisfaction personnelle et alimente parfois le sentiment que la vie vaut vraiment la peine d’être vécue. (…)
Des études montrent également que le fait de donner un sens à ses actes et d’avoir des objectifs aide les personnes à récupérer ou à rebondir rapidement face à l’adversité, et protège contre le sentiment de désespoir et de manque de contrôle. De surcroît, les patients dont les vies sont imprégnées de signification sont plus enclins à résister face à une situation difficile, plutôt que d’abandonner. (…)

La pleine vie
La pleine vie implique la satisfaction de vie et le bonheur et représente plus que la somme de ses composantes, précédemment exposées : une vie plaisante, engagée et pleine de signification, qui ne sont pas exclusives, ni exhaustives. Peterson et ses collègues ont constaté que le plaisir, l’engagement et la signification sont des voix empiriquement identifiables du bonheur mais qui ne sont pas incompatibles. En conséquence, ces trois composantes peuvent être poursuivies simultanément, s’associant chacune a plus de satisfaction de vie.

Charles Martin-Krumm & Cyril Tarquinio, Traité de psychologie positive, 2011